La lune, cette vieille complice des champs et des caves
Depuis l’Antiquité, la lune accompagne le rythme des agriculteurs. De la coupe du bois aux semailles, ses phases étaient autrefois une boussole universelle. En viticulture biodynamique, un courant initié par Rudolf Steiner au début du 20 siècle, la lune retrouve une place centrale. Pourquoi ? Parce que ses cycles influencent les flux d’eau, la croissance des plantes, et peut-être même l’expression aromatique du futur vin.
Une année lunaire est divisée en plusieurs phases, dont les jours-racines, jours-fleurs, jours-feuilles, et jours-fruits. Ces catégories, établies par le célèbre calendrier de Maria Thun, servent de guide pour déterminer les meilleurs moments pour travailler la terre, tailler la vigne ou encore mettre en bouteille.
Petit rappel sur les phases lunaires :
- Lune montante : favorise la montée des liquides dans les plantes, un moment propice pour travailler sur les parties aériennes, comme la taille.
- Lune descendante : correspond à un retour des forces vers les racines, idéal pour planter ou travailler le sol.
- Périodes de pleine lune : souvent associées à un pic d’activité énergétique.
- Lune noire (nouvelle lune) : phase de repos et d’introspection pour la nature.
Mais comment cela se traduit-il concrètement dans la vinification d’un Pinot Noir 2015 ?