Le label « Vin Méthode Nature » : une avancée, pas une consécration
En 2020, une étape importante est franchie avec la création du label “Vin Méthode Nature” (source : Vin Méthode Nature). Porté par le Syndicat de défense des Vins Nature’l, ce label, premier du genre en France, cherche à poser des repères dans le flou ambiant.
Que dit ce label ? Voici, de façon claire, son cahier des charges (qui n’a de valeur que pour les adhérent(e)s du syndicat et n’est à ce jour ni reconnu par l’État, ni inscrit dans la législation européenne) :
- Raisins issus uniquement de l’agriculture biologique certifiée (pas de conversion possible)
- Vendange manuelle obligatoire
- Fermentation spontanée (aucune levure exogène autorisée)
- Pas d’intrants œnologiques (hormis le SO2, toléré pour l’une des deux catégories du label)
- Pas de technique physique invasive (osmose inverse, filtration stérile, flash pasteurisation, désalcoolisation, etc.)
- Deux niveaux de soufre :
- « Sans sulfites ajoutés » (contenu en SO2 total < 10 mg/l)
- « Sulfites ajoutés à la mise » (SO2 total < 30 mg/l), avec une mention sur l’étiquette
En 2024, le label regroupe environ 300 domaines ou vigneron·nes adhérents, soit une goutte dans l’océan des producteurs (source : Vin Méthode Nature). Si ce label permet d’offrir plus de lisibilité, il reste soumis à une adhésion volontaire, donc non universelle.
Il a aussi ouvert la porte à la première mention contrôlée “nature” acceptée sur les étiquettes – une avancée notable, même si l’État a précisé qu’il ne donnait qu’un "accord de principe" (source : Vitisphere, 2021).