Pourquoi Catherine et Pierre Breton défendent-ils le grolleau ?
Le choix de travailler avec du grolleau n’est pas anodin. Alors que d’autres cépages comme le cabernet franc dominent dans la région, les Bretons ont voulu redonner sa chance à une variété plus discrète, plus fragile, mais tellement attachante. Leur démarche est autant œnologique que philosophique.
Un cépage sincère et léger
Le grolleau se prête parfaitement à une vinification peu interventionniste. Avec des rendements maîtrisés et un soin attentif à la vigne, il donne naissance à des vins digestes, légers, à faible teneur en alcool (souvent autour de 11-12 %). Ces caractéristiques séduisent de plus en plus de consommateurs en quête de vins accessibles, sans lourdeur, mais tout en nuance.
Un miroir du terroir de Loire
Le grolleau offre une belle palette aromatique : fruits rouges croquants (fraise, cerise, groseille), petites touches florales et parfois même une pointe épicée. Il reflète avec éclat les sols où il prend racine, qu’il s’agisse des graviers, des argiles ou des calcaires de la Loire. Ce cépage se fait ainsi le messager d’un terroir plus subtil qu’il n’y paraît.
Pour Catherine et Pierre, le grolleau représente aussi un engagement : celui de valoriser la diversité du patrimoine viticole français, loin des cépages plus “internationaux” qui parfois uniformisent le goût.