Savoirs partagés pour demain : entre science et intuitions
Les levures indigènes, loin d’être des vestiges archaïques, deviennent l’objet d’un dialogue de plus en plus fin entre praticiens et chercheurs. Des projets de cartographie microbienne voient le jour dans le Saumurois ou le Sancerrois (Université de Tours, Caves Ackerman, 2023), avec pour but de comprendre et préserver ce patrimoine invisible.
Certains vignerons (Tessa Laroche à Savennières, Jérôme Saurigny à Anjou) vont jusqu’à adopter des gestes précis pour stimuler la flore indigène : refus du cuivre à dose élevée, maîtrise du souffre, ou, plus étonnant, ensemencement de moût avec un pied de cuve “maison”. L’artisanat ligérien oscille ainsi entre science et pressentiment, expérience accumulée et pas de côté créatif.