Quand la fermentation joue les prolongations
À l’origine du pétillant imprévu, il y a la fermentation alcoolique. Dans le vin biologique ou conventionnel, elle s’arrête net sous l’effet du soufre ou via la filtration, laissant peu de place au hasard. Mais dans le vin nature, la fermentation, menée par des levures indigènes, conserve sa part de liberté. Les vins “nature” sont généralement élaborés sans ajouts de sulfites ou avec des doses très faibles, et rarement filtrés sévèrement : le vivant poursuit donc parfois sa course, même une fois le vin mis en bouteille.
- Fermentation alcoolique : Les levures transforment le sucre du raisin en alcool et en gaz carbonique (CO₂).
- Fermentation malolactique : Certaines bactéries transforment l’acide malique en acide lactique, produisant aussi du CO₂.
La fermentation malolactique peut survenir après la mise en bouteille, surtout si le vin n’a pas été stabilisé (cf. Vins Naturels, Éditions Castor & Pollux, 2022). Cela explique pourquoi un vin parfaitement tranquille la veille peut pétiller le lendemain.