Derrière le verre : des définitions nécessaires
Le vin, ce langage de la terre traduit par l’humain, se décline aujourd’hui en une famille plurielle. D’un côté, le vin conventionnel, héritier du XXe siècle, forgé par la chimie et l’industrialisation agricole. De l’autre, le vin naturel, ce rejeton parfois dissident, qui revendique une forme de frugalité : le minimum d’intrants, aucune manipulation technologique majeure, et un respect du vivant qui s’affiche aussi bien à la vigne qu’au chai.
Mais que recouvre le terme “naturel” dans la réalité des pratiques ? Aujourd’hui, il existe plusieurs cahiers des charges qui encadrent le vin naturel, à commencer par la charte du Syndicat de défense des vins naturels (S.A.I.N.S., AVN...). Origine biologique ou biodynamique, vendanges manuelles, absence de produits œnologiques (levures industrielles, enzymes, correcteurs de goût), et dans le meilleur des cas, zéro ajout de sulfites. Le vin conventionnel, lui, s’appuie sur la réglementation européenne : plus de 60 additifs autorisés et une certaine latitude dans les pratiques de vinification (vinifications thermorégulées, filtration poussée, collage, osmose inverse, etc.).