Critère n°2 : une vinification à « intervention minimale »
Si le premier critère concerne la vigne, le second se passe en cave. C’est là qu’un vin vivant se distingue particulièrement : on parle de « vinification naturelle ». Mais qu’entend-on exactement par là ?
Contrairement à bien des vins conventionnels qui peuvent comporter une longue liste de produits œnologiques (levures industrielles, enzymes, tannins en poudre, colorants, etc.), les vins vivants s'efforcent de réduire ces ajouts au minimum, voire à néant. Voici ce que cela signifie concrètement :
- Les levures indigènes : au lieu d’introduire des levures sélectionnées en laboratoire, on laisse la fermentation se déclencher avec les levures naturellement présentes sur les raisins et dans la cave. Ces levures indigènes sont les garantes de saveurs authentiques et variées.
- Pas ou peu de sulfites : le soufre, utilisé comme agent conservateur, est limité dans les vins vivants. Certains vignerons choisissent même de ne pas en ajouter du tout, donnant naissance à des vins dits « sans soufre ajouté ».
- Aucune filtration drastique : contrairement à ce qui est souvent pratiqué, les vins vivants ne subissent ni collage ni filtrage serré, ce qui conserve toute leur matière et leur expressivité aromatique.
L’idée ici est de laisser le vin « se faire » de lui-même, sans chercher à gommer ses aspérités ni à uniformiser son profil. C’est une approche où l’imprévu est accepté comme partie prenante du processus.