Un invisible orchestral : la promesse des levures indigènes
Dans la cave, l’œil s’attarde aux gestes du vigneron, mais le ferment, l’invisible, fait son œuvre bien avant nous. Derrière chaque vin vivant, il y a une multitude discrète : la population des levures indigènes, ces levures naturellement présentes sur la peau du raisin, sur le matériel vigneron, flottant dans l’air du chai.
Nommer la vinification naturelle, c’est aussitôt évoquer leur règne. Car ici, plus qu’ailleurs, leur choix est fondateur – il façonne le vin au plus près de l’expression d’un sol, d’une année, d’un climat et d’un lieu.
Dans un contexte où 80 à 90 % des vins français sont aujourd’hui élaborés avec l’ajout de levures sélectionnées (chiffres de l’INRAE Source : INRAE), la minorité qui fait le choix des indigènes, parfois au prix de risques décuplés, mérite attention.
Quels enjeux ? Quelles différences sur le goût ? Pourquoi ce parti-pris radicalement assumé par les vins dits naturels, biologiques ou biodynamiques ?