Pourquoi ces levures sont-elles essentielles à la vinification naturelle ?
L’authenticité, pilier de la démarche nature
La vinification naturelle vise une chose simple : révéler ce qui est déjà là, sans déguisement. En refusant les levures industrielles, on laisse la parole à celles du raisin, du chai. Cela impose un geste humble, une écoute, parfois une acceptation de l’imprévisible. C’est, in fine, la plus belle promesse du vin vivant : raconter une histoire qui n’appartient qu’à ce lieu, ce millésime, cette cuve.
Préserver la biodiversité microbienne
L’utilisation de levures indigènes contribue à maintenir, année après année, un écosystème vivant — non seulement dans le vin, mais dans le vignoble. Certaines études montrent que leur suppression, remplacée par l’ajout systématique de S. cerevisiae sélectionnée, fait disparaître peu à peu certaines souches autochtones (Source : Journal of Applied Microbiology, 2022). Cette uniformisation menace la singularité des crus et, à long terme, leur résilience face aux aléas (climat, maladies, etc.).
Un enjeu écologique autant que gustatif
- Réduction des intrants : Pas besoin d’acheminement ni de production industrielle de levures. Moins d’additifs aussi.
- Alliance avec le vivant : Les levures indigènes sont adaptées naturellement au raisin local. Moins de défaillances, quand la vigne est saine et vivante.
Il a été observé, chez les vignerons conduisant la vigne en bio ou biodynamie, que la richesse en levures indigènes sur les grappes pouvait être multipliée par deux par rapport à un traitement conventionnel (Source : Institut Français de la Vigne et du Vin, 2019).