Un pionnier passionné du vin nature
Dans les années 1980, parler de vin nature était encore marginal, presque subversif. Mais Georges Descombes ne cherche pas à suivre une mode : il s’agit avant tout pour lui d’une démarche profondément intime. En s’inspirant de figures comme Jules Chauvet – chimiste et vigneron de renom également originaire du Beaujolais –, Descombes décide d'éliminer tout intrant inutile. Pas de levures exogènes, peu ou pas de sulfites, du travail exclusivement manuel dans la vigne : c’est une philosophie presque radicale qu’il adopte.
Si Descombes est souvent associé à l'appellation Morgon, il a rapidement étendu son domaine sur d'autres grands crus du Beaujolais. Aujourd’hui, avec plus de 17 hectares répartis entre Morgon, Fleurie, Brouilly et Régnié, ses vins incarnent des expressions singulières de chaque parcelle. Mais derrière cette diversité, une constance : celle d’une vinification patiente, laissant la fermentation faire son œuvre sans interventions brusques.
- Utilisation de la macération carbonique traditionnelle, technique typique du Beaujolais.
- Vinification en grappes entières, respectant l'intégrité des raisins.
- Ajout de soufre minimal, voire aucun soufre sur certaines cuvées.
Cette patience et ce respect du vivant donnent naissance à des vins vibrants, qui surprennent par leur fraîcheur, leur précision et leur capacité à révéler la profondeur des terroirs beaujolais.