Champ d’application et exigences : des labels complémentaires (ou concurrents ?)
La certification bio : la base du socle
Pour être certifié « bio », un vin (et son domaine) doit respecter les règles européennes, avec un minimum de conversion de trois ans pour les vignes. Les intrants œnologiques autorisés sont plafonnés (45 contre plus de 70 en conventionnel), le soufre (SO₂) est limité, et la traçabilité des procédés contrôlée chaque année par des organismes indépendants comme Ecocert, Bureau Veritas ou Certipaq.
En France, le logo AB et la feuille verte européenne (« Eurofeuille ») sont les repères juridiques et visuels.
Biodynamie : une démarche en surplomb
La biodynamie ne balaye pas les exigences du bio : elle les intègre et les dépasse. Pour prétendre au label Demeter ou Biodyvin, le vigneron doit être, dans tous les cas, déjà engagé dans une démarche biologique certifiée. C’est une condition sine qua non : impossible d’obtenir Demeter sans avoir validé, au préalable ou conjointement, la labellisation « bio ».
Concrètement :
- Chaque domaine certifié biodynamique l’est aussi, de fait, selon les critères du bio.
- Le contrôle des pratiques biodynamiques est plus poussé : pulvérisations de préparations, travail avec les cycles cosmiques, biodiversité intra-parcellaire, implication sociale…
- Demeter exige un engagement plus lisible (« tout ou rien » pour la certification totale, même si une certification partielle sur une cuvée est possible dans certains pays).
Certains domaines arborent les deux logos : c’est légal, fréquent même, notamment dans la Loire, l’Alsace, ou la Bourgogne. D'autres préfèrent n’afficher que le logo Demeter, parfois perçu comme (plus) engagé.