Un parfum d’étable : tabou ou fidélité à la terre ?
Il est un parfum connu de tous ceux qui aiment explorer les coins sauvages du vin, celui qu’on appelle avec pudeur ou malice « arôme fermier ». Mais qu’entend-on derrière ce terme ? Odeur de foin mouillé, de cuir de cheval, de chèvre, ou, plus abruptement, de ferme, d’étable… ces notes terriennes bousculent. Longtemps perçues, parfois à raison, comme défauts, leur présence divise : certains fuient, d’autres s’attardent, goûtent, questionnent. Est-ce la marque du vivant ou le signal d’un vin déviant ? À l’heure où la viticulture s’éveille à de nouveaux horizons, la vérité de ces parfums mérite un détour sincère et curieux.