Levures indigènes : qui sont-elles, comment vivent-elles ?
Avant de poursuivre, revenons un instant sur ces levures dites « indigènes » ou « naturelles ». Ce sont celles qui, au moment des vendanges, se trouvent déjà présentes à la surface des raisins, mais aussi dans le chai, sur l’équipement, dans l’air ambiant. Elles forment un ensemble hétéroclite : principalement des souches du genre Saccharomyces cerevisiae pour la fermentation principale, mais aussi des espèces non-saccharomyces (Kloeckera, Hanseniaspora, Metschnikowia…), plus variées, souvent fragiles, mais qui participent à l’élan aromatique et à la complexité du vin.
À la différence des levures sélectionnées (celles qu’on ajoute à coup sûr sous forme de sachets), les indigènes s’imposent spontanément, selon la force du nombre, la vigueur, l’équilibre du milieu. Leur apparition, leur disparition, leur influence finale se jouent en silence, mais à l’échelle d’un millésime, rien n’est plus décisif.